Momentum

Point de basculement.

De l’idée à l’action. Momentum.

On m’a encore demandé récemment  – suite à la lecture du roman L’enfant du Soleil – comment je faisais pour inventer mes histoires, comment je parvenais à retranscrire par écrit ce que j’avais imaginé, parfois des semaines et des mois auparavant.

Le truc, c’est que je ne sais pas trop.
Je suis quelqu’un de méthodique dans ma façon de faire. J’archive mes idées sur des notes, dans mes fameux petits carnets, sur des post-it.
Puis je construis tout un scénario, chapitre après chapitre. Ainsi, je l’élabore point par point en espérant qu’il soit le plus visuel possible, qu’il ait le plus d’impact possible.
Ce travail de recherches me prend beaucoup de temps et une fois que j’ai le doigt dans l’engrenage, c’est comme si mon cerveau se connectait tout seul. Il traite lui-même la partie classification et organisation des idées.

Ensuite vient l’écriture, la rédaction de mes idées.
Le fameux momentum où j’accouche de mon inspiration.
Il m’arrive très souvent d’être surpris par ce que j’écris, par les nouvelles idées qui me viennent en même temps que l’écriture alors je note, je raye, je surligne en rouge.

L’important, c’est de proposer de l’évasion, du changement au lecteur.
Quelque chose qu’il n’a pas l’habitude de lire, avec une petite touche de poésie et une petite réflexion, si possible. L’histoire s’écrit avec une vision, une pensée, ça et là disséminées dans les propos de mes personnages.

Sous les mots, mes mots.
Rien n’est gratuit, chaque phrase est pesée.
Momentum, le point de basculement, le jour où j’ai écrit un livre.

Y suis-je vraiment parvenu ?