Le bruit des choses

« Ayez surtout le souci de séparer les choses du bruit qu’elles font. » Sénèque

Eh oui, c’est l’heure de la citation, de la petite phrase prise dans un de mes carnets.

Il y a les choses que l’on voit, que l’on fait, que l’on entend, que l’on (res)sent.
Il y a le bruit des choses.
Il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas.
Il y a les mots et les actes derrière les mots.

En moult domaines, à la TV, à la radio ou sur les Internets, cette citation pourrait s’observer, notre époque actuelle est riche d’exemples.
Pour ma part, j’essaie de garder mon libre-arbitre, ma capacité propre à observer les faits et à me faire une idée.
Pas toujours évident, surtout quand la majorité (ou la télévision ou les journaux) vous pousse à penser comme eux.
La pensée unique.
L’écriture unique. La lecture unique.
L’uniformisation des esprits, des gens. Brrrrrr !

J’y vois un danger alors je remets en question.
Mes livres me servent aussi à cela : repenser le monde d’une autre manière, offrir au lecteur quelque chose d’autre pour que l’on se dise « pourquoi pas, tiens ? » ou mon fameux « et si ? » que l’on retrouve dans mes dédicaces bien souvent.

Ecrire me permet d’être plus en alerte sur les choses du monde, à ne pas prendre pour argent comptant tout ce que l’on nous abreuve, ne pas croire tout et tout le monde.
Le bruit des choses.
Ecrire forge ma propre opinion et mon sens critique.

Dans mes livres, le hasard n’existe pas.
Il y a quasiment une cause à tout effet, même si cette cause n’est pas d’ordre très pragmatique. « Séparer les choses du bruit qu’elles font »…