Biographie

Temps de lecture : environ 35 mn (oui, c’est un peu long, c’est vrai alors mettez-vous à votre aise !)

1974 Octobre : Conception. Nous sommes en plein été indien et mes parents reviennent de leur voyage de noces (aux Baléares, paraît-il).      
Souvenirs très flous de ma vie juste avant ma naissance. Je ne me suis même pas aperçu de Noël ni du passage à l’année 1975. Non, en fait, rien de définitif ni de bien précis.

1975 Fin mai : J’ai trop envie de voir le monde, je ne peux plus attendre, il faut que je sache ce qui se passe au-dehors. Naissance à Nantes (44) avec 3 semaines d’avance, un « beau bébé, on dirait un Peau-Rouge » dira une des sages-femmes. Mon Dieu ! Mais c’est un Gémeaux !
Quoi ajouter d’autre ?

1975/1981 Je passe beaucoup de temps chez mes grands-parents maternels, car les nourrices et tout le toutim, ça n’est pas très « bon pour moi ». Chez eux, j’apprends à siffler avec les doigts, à danser sur le ventre des gens. À cette époque, j’apprends mon alphabet et à compter, surtout en regardant l’émission TV « Des Chiffres et des Lettres ». J’ai un goût prononcé pour tout ce qui touche aux agents secrets, pour me construire des cabanes sous les tables, pour créer peu à peu un monde bien à moi.
En école maternelle, je me fais remarquer par mon attitude « différente » : je ne me mélange pas aux autres enfants, je reste, seul, debout au milieu de la cour à regarder les autres s’amuser et courir dans tous les sens. Jouer avec les autres, participer aux activités collectives, quel ennui ! Je préfère jouer tranquillement avec mes petites voitures en m’inventant des circuits imaginaires.

1981/1986 Période de l’école primaire où je ne me fais pas trop remarquer par mes instituteurs. Tout ce qui touche au français, à la poésie, les sciences humaines ne m’intéresse pas trop (il me faut des heures pour trouver une idée pour mes rédactions hebdomadaires). Par contre, la logique des maths, dont l’algèbre, me fascine, j’aime bien me triturer les méninges. Je trouve aussi un refuge dans le dessin dans les fameux cahiers jaunes « Calligraphe » : ma prédilection va pour la mappemonde ainsi que pour les rosaces de toutes formes et mes « diamants » (j’adore colorier l’intérieur selon mon humeur).
Pas de traces connues d’un quelconque écrit.
Tous les mardis soirs, je prends des cours de violon et de solfège qui me donnent le goût pour la musique classique, et un apprentissage de la concentration et de la rigueur.

1987/1991 Période du collège. Rien à signaler non plus : je ne lis pas beaucoup de livres, sauf ceux que les profs nous « conseillent vivement ». Les rédactions se sont transformées en petites dissertations et j’arrive toujours autant peu à rédiger une histoire convenable (« il faut apprendre à écrire », me dit-on).
Classe de 4ème : après de longues semaines où deux « grands » se moquent de moi et me raillent ouvertement, je commence à écrire mes premières poésies (qui deviennent le miroir de mes états d’âme).
J’écris au moins la moitié d’un texte par jour, tous les soirs dans mon lit.
Classe de 3ème : je découvre l’univers de Baudelaire (dont nous devions présenter un texte en exposé oral)… Enfin un homme qui dépeint un monde différent, les images sont superbes. Les Fleurs du Mal deviennent mon livre de chevet.
Ai lu presque tous les Agatha Christie, sous l’impulsion de ma mère qui souhaite que je lise pour relever mon niveau désastreux en français (excepté pour les dictées où j’excelle).
Juillet : voyage en Égypte.
A côté de cela, je m’investis dans les arts martiaux (j’ai arrêté le violon après 8 années de pratique) où je retrouve une sérénité, un code d’honneur, un respect, un exotisme qui me séduisent.

1992/1995 Période du lycée. Les filles viennent de faire leur apparition dans mon univers, je les remarque que maintenant.
Découverte des Contemplations d’Hugo. Très peu de romans qui ne captent pas mon intérêt, car trop réalistes à mon goût sauf certaines œuvres qui m’évadent comme L’île au trésor de Stevenson et La Guerre des Mondes de H.G. Wells.
Avril & août 1992 : voyages aux États-Unis et Canada. Le monde anglo-saxon me fascine définitivement, j’aime cette foi où chacun peut construire son propre rêve.
En parallèle, je continue toujours à écrire de la poésie, surtout que j’ai trouvé une inspiration insatiable, la femme, à qui je voue un intérêt sans bornes, très idéal, mais toujours en secret. Je note tous mes textes dans un petit cahier d’école à grands carreaux que j’intitule « Un univers de sensations et d’émotions ». Entre-temps, je prends énormément de plaisir à jouer avec la langue anglaise, à la lire, à l’écrire, à l’écouter (je demande aux profs de me traduire les paroles des chansons) : mes goûts s’éloignent peu à peu de la culture française pour traverser l’océan Atlantique notamment.
Note à caractère informatif : mon prof de philo m’avoue (et quelle surprise !) que je suis un « élève obscur, un rêveur impénitent et qui ne sait pas écrire ».

1995 Première année en fac d’anglais à l’Université de Nantes. Découverte d’un sentiment de liberté.
Mes goûts pour la culture anglo-saxonne, et américaine surtout deviennent des influences que je nourris dans mes lectures. Deux ou trois profs m’insufflent le goût pour la lecture : découverte pour les romans, notamment ceux de l’univers de Jack Kerouac et des auteurs de la Beat Generation, ainsi que ceux de Jules Verne.
Tout ce qui touche au thème de l’initiation, de la découverte de soi, de la spiritualité m’intéresse.
Pour la poésie, l’explosion s’étend jusqu’à Rimbaud, Verlaine… Au cours d’un module français, j’ai le sentiment que je dois regrouper ma poésie dans un recueil et déjà, l’adjectif « pourpre » résonne dans ma tête.
En parallèle, je me remets au dessin, je recopie des personnages de mangas la plupart du temps, mais ça n’ira pas au-delà de ces essais.

1996/1997 Je suis toujours à la fac d’anglais, mais je deviens de plus en plus un « intermittent » de l’université, mais, en bon étudiant, je vais au bout de mon cursus. Maintenant, j’ai arrêté l’espagnol en deuxième langue et me plonge dans l’apprentissage du japonais, afin de renforcer et préciser mon goût pour la culture asiatique. Je suis souvent le nez dans mes livres ou la tête dans les nuages en écoutant mon walkman (eh oui, des cassettes audios !), ce qui me vaut plusieurs surnoms comme le « Cosmic », l’« anti-social », le « rêveur »…
Octobre 1996, rencontre avec un homme qui prendra l’aspect plus tard de l’écrivain Max Dorier. Sous cette forte amitié et avec le concours d’un autre ami, David, nous formons le groupe S. A.D, un trio d’idéalistes qui veut refaire le monde, qui veut parcourir le monde, qui veut tout apprendre.
Dans cette période intense, mes goûts et lectures vont prendre une dimension supérieure, celle de la spiritualité. Découleront des lectures avec une atmosphère particulière telles que Le Moine de Gregory Lewis, Typhoon de Conrad ou Le joueur de S. Zweig : je recherche des aventures peu communes, ou hors du commun. Il faut que le héros soit plongé dans un univers spécifique tel le personnage de Drogo dans Le désert des Tartares de Buzatti. Découverte aussi de l’astrologie (je fais des thèmes astraux à qui le souhaite). Avec mes deux amis, l’effervescence qui nous anime devient très intense, surtout pendant l’année 1997, et nous avons le projet grandiose de partir autour de la planète : tout se prépare loin des yeux et des oreilles du monde extérieur, nos « cérémonies » sont nocturnes, nous vivons décalés, retranchés parfois.

1998 L’université reste un lieu de pèlerinage, j’y vais, j’y viens, mais ne reste que peu de temps, juste assez pour participer à ma dernière année de mon DEUG d’anglais et japonais. L’aventure du groupe S.A.D prend fin prématurément, au cours de l’été où chacun sent un vent différent le guider. Adieu donc à Siddharta, Siva et Champa, les trois compères !
Je décide donc de me concentrer un peu plus sur mes textes, de lire aussi un peu plus de poésie : ce sera l’époque de Verlaine et de Prévert surtout qui, par son apparente simplicité, me séduit énormément. En écrivant, en fouillant ma mémoire, en nourrissant ma poésie, j’entrevois à quel point je suis « arraché » au monde et je doute sur mon avenir (moi qui voulais devenir prof d’anglais à l’étranger !). Alors vient la rencontre avec un auteur béni (enfin pour moi, à ce moment-là) : Rainer Maria Rilke et ses Lettres à un jeune poète, livre qui soulève en moi une violente réaction. Là, je retrouve une mentalité, un état d’esprit, une recherche sur soi que je connais puisque c’est aussi la mienne. Enfin, je trouve chez un écrivain ce même état de lucidité, de quête.
À partir de là, j’en parle avec Max et nous décidons de nous écrire, quel que soit le lieu où nous sommes, même si nous nous voyons tous les jours. Dans nos lettres, nous ferons état de nos réflexions sur la vie, sur notre position vis-à-vis du monde, sur la spiritualité et nous célébrerons l’acte d’écriture en tant que tel, en tant que don de soi à l’autre.
Je découvre, coup sur coup et par hasard, suite à un reportage TV, le livre d’Hermann Hesse, Siddharta et l’Alchimiste de Coelho. Deux livres qui feront aussi office désormais de livres phares pour ma pensée, mon investissement littéraire, humain, spirituel. À leurs lectures, j’ai l’intuition que moi aussi, j’ai une voie à suivre… mais je n’ai encore aucun mot pour la nommer.

1999 Je poursuis mes études pour terminer ma Licence d’anglais où il me reste deux modules à passer. Quelle lenteur !
J’effectue aussi souvent des voyages à Paris : j’en profite pour nourrir mes goûts pour la peinture s’étalant sur une période allant de la fin du 19e siècle jusqu’à la fin du Surréalisme.
Je retrouve mon professeur de français de ma première année en fac et il continue à influencer le choix de mes lectures : Conan Doyle avec Le monde perdu et quelques œuvres de Jules Verne dont Voyage au centre de la Terre et ce petit récit fascinant, l’Éternel Adam. Au sortir de ces livres, je découvre le principal sujet de mes recherches : le thème de l’initiation, au sens large, ou comment l’homme se « transforme » pour un autre, comment il est capable de s’aliéner ou si c’est le monde qui l’environne qui le change.
Cette question de l’initiation vient s’inscrire en moi, comme une loi à suivre. Mes écrits, mes idées seront dès à présent tournés vers cette question.
J’essaie énormément de m’octroyer des moments de détente, de calme, de silence, de vide pour lire essentiellement puis pour ma poésie — j’ai envie d’une poésie nouvelle, inédite, entière, une « poésie élevée » aussi.
En deux mois consécutifs, un de mes textes est remarqué lors de la finale d’un concours de poésie organisé par la revue « Visages du 20e siècle » et je reçois le 4e prix — pour le poème Le jumeau — dans la section « Jeunes Poètes » au concours de poésie organisé par la Société Académique de Nantes et Loire-Atlantique. Suite à ces résultats, je commence à participer à des concours nationaux de poésie et y prépare un embryon de recueil de poésies que je nomme Palabres Pourpres.
À côté de cela, j’entretiens toujours une correspondance avec mon ami Max Dorier : nos lettres sont teintées de fortes impressions, car nous sommes au cœur de la tempête, nous faisons face à nos illusions. Cette année-ci, je prends la mesure de mon rapport avec les hommes, avec le monde des Hommes. La question de la liberté (qui devient peu à peu mon étendard idéologique, si l’on peut dire ainsi) et de l’intégrité sont plus qu’urgentes.

2000 Année des plus étranges (me voici — et j’en ai l’impression — à la moitié d’un cycle). D’abord, ayant perdu l’envie et le goût pour le professorat, je me tourne vers un métier public, enfin son apprentissage : j’effectue une formation pour devenir Agent d’Escale Commerciale (un titre pompeux pour dire que je bosse à l’accueil des passagers dans les aéroports).
Dans les lettres à Max, j’ai cette volonté démesurée d’être un chercheur, un « Guerrier de Lumière ». Les mots ne préfigurent plus, mes 25 ans alors annoncent un désir de faire les choses, mais c’est difficile de se défaire de soi… Alors, je me plonge dans des livres qui me ressemblent à ce moment-ci, qui peuvent m’aider dans cette recherche qui me tiraille secrètement : mais enfin qui suis-je ? Quel est ce pourquoi ? Pourquoi je ressens un décalage ? Il me faut comprendre : j’essaie d’interpréter mes rêves en les notant dans un carnet rouge « Trocadéro » appelé Dans tes Rêves, je lis Freud dont le petit livre Sur le rêve qui m’apprend beaucoup sur la fonction et la nature de nos rêves. Je me sers aussi de ce prétexte pour puiser dans mon inspiration pour mes autres textes, je lis aussi Breton dont L’amour fou et le fabuleux Nadja.
À l’issue de ces lectures, me viennent (enfin..) l’envie et le désir de me faire éditer et je me renseigne sur les opportunités de le faire soi-même, histoire d’avoir un contrôle sur tout. L’idée de passer chez un grand éditeur ne m’effleure même pas tant je suis loin de cet univers si « mortel ». Le monde du livre m’apparaît alors beau, inaccessible, élitiste.
Pendant l’été, je découvre un auteur fantastique, James Redfield et sa Prophétie des Andes, livre que l’on m’a conseillé un an auparavant lors d’un voyage au Maroc. Je deviens vite un adepte de sa pensée, je lis tout ce qui se rapporte à cet esprit unique qui se rapproche du mien et qui apporte momentanément des réponses à mes interrogations. Toutes mes lectures, depuis un ou deux ans maintenant, ont ces dénominateurs communs que sont les rêves, les signes, le destin et le pouvoir que l’on a sur lui, la capacité de l’homme à dépasser sa condition.
Fin octobre-début novembre : arrêt de la correspondance entre Max et moi.
Puis un événement tragique survient le mois suivant : mort de mon père.
D’un coup d’un seul, je ressens un vide que j’essaie de maîtriser en tentant d’être plus proche de mon frère et de ma sœur. J’arrête d’écrire… pour combien de temps ?

2001 Année de flottement entre deux eaux.
D’une part, mes perspectives d’embauche dans une compagnie aérienne s’amenuisent vu le contexte économique (rapport avec les attentats du 11 septembre) et les licenciements et autres fusions qui se profilent.
Et je n’ai pas trop l’énergie de me battre, je n’arrive plus à réfléchir, mes pensées sont confuses, mon rapport à autrui évolue vite, je deviens lucide, mon œil se fait plus critique. J’essaie tout de même de remonter la pente et décide de préparer (suis-je vraiment convaincu ?) des concours administratifs au Ministère des Affaires Étrangères.
Pendant ce temps-là, mes lectures s’orientent plus précisément vers des univers plus ésotériques tels que les livres de Rampa dont Le 3e Œil et les livres de Bernard Werber dont Le livre du Voyage. Je découvre dans Les Thanatonautes et l’Empire des anges une évasion quant au sujet de la mort, de notre rapport aux autres, de la responsabilité qu’il en découle.
À partir de l’été, je décide de revenir vers des lectures qui me semblent des classiques, incontournables. Parmi elles : Des souris et des hommes de Steinbeck, Vendredi ou les limbes du Pacifique de Tournier (à qui j’écris pour rendre compte de mon enthousiasme).
Je n’écris peut-être plus de poésie pour le moment, mais je continue à en lire, à essayer de m’influencer par des auteurs « décalés » et je tombe sur Les Chants de Maldoror de Lautréamont. Mes lectures continuent contre vents et tempêtes à suivre la même voie, à emprunter le même chemin, celui de l’initiation, de la transformation, du changement d’état chez l’homme.
Décidément, il ne peut y avoir de hasard : que je le veuille ou non, des signes se dressent devant moi (telle est mon interprétation). Je dois sûrement avoir quelque chose à faire, j’ai un rôle à jouer dans ceci.
Dans le dernier trimestre, Max et moi décidons de compiler toutes nos lettres des années précédentes sous un recueil qui prend le nom de Correspondance d’un Poète à un Fou. Nous avons la prétention que nos lettres portent un message envers les jeunes adultes qui entrent dans la vie active ou ceux qui se posent des tonnes de questions sur eux-mêmes. Nous souhaitons aussi faire partager nos expériences, montrer aux gens comment on envisage le monde, comment nous l’interprétons, comment nous évoluons dans ce mécanisme. Une série de photographies lettrées pour souligner une soif de compréhension et un futur engagement artistique.
Nous envoyons le manuscrit à 5 maisons d’édition.

2002 Année « black & white ».
Début d’année chaotique, désordonné, noir, car mon monde s’écroule et mes dernières « innocences » s’évaporent : mort de ma mère.
J’endosse alors des responsabilités d’adultes « confirmés ». Je ne comprends plus cette existence, quel est son but ou pourquoi elle s’acharne ainsi contre certains alors que d’autres en sont préservés ! Oui, pourquoi ? Je veux comprendre plus que tout le pourquoi et le comment de mon incarnation.
Grande période de réflexion où, heureusement, l’auteur Hermann Hesse sait calmer mes peurs, ma colère et mes doutes : je poursuis la lecture de son œuvre : Demian, Narcisse & Goldmund, Knulp, Le Loup des Steppes.
À la même époque, je connais mon premier succès littéraire (enfin faut relativiser !), car nous signons (fin avril) pour la publication du livre Correspondance d’un Poète à un Fou aux Éditions des Écrivains, à Paris. L’euphorie prend le dessus, les prétentions se débrident et les plans sur la comète se succèdent à vitesse grand V.
Je garde en secret une pensée pour mes parents, me demandant s’ils auraient été fiers de moi…
Ça y est, nous avons un pied dans le monde du livre et des Lettres, nous entrons par une petite porte, une toute petite porte. À nous les conseils avisés, les promesses en l’air, les garanties non fondées. En même temps, j’ai la conviction et l’ultime intuition que je dois choisir véritablement mon engagement littéraire.
Pendant l’été et par la suite, je découvre et lis deux phénomènes de la littérature, séparés par près de 50 ans : la trilogie du Seigneur des Anneaux de monsieur Tolkien et la saga magique de Harry Potter de J.K. Rowling. Pour le premier, j’admire le style, le foisonnement des détails, la capacité de créer un univers, un monde presque réel avec ses codes, ses lois, ses protagonistes. Et pour l’univers du petit magicien mondialement connu, j’aime l’inventivité, la simplicité, la qualité primordiale qui est le fait de savoir raconter une histoire. Je rapproche ces deux phénomènes pour l’engouement qu’ils présentent toujours.
Septembre : voyage à Majorque où mon esprit connaît un véritable repos, les choses reviennent à moi calmement, posément.
Je découvre aussi Walt Whitman et ses Feuilles d’herbe où la poésie se veut libre, naturelle, chantante.
À mon retour, c’est alors que me vient l’idée de revenir sur une de mes nouvelles, l’histoire d’un garçon, Mahel, qui traverse les époques et la vie des gens en insufflant chez eux l’envie de réaliser leurs rêves les plus fous ; je commence la rédaction d’un plan et le séquence comme pour un film de cinéma. La nouvelle va devenir quelque chose de plus grand, j’en suis sûr, mais je m’en fiche, car je retrouve le goût d’écrire.
Novembre : je reçois le 4e prix aux Jeux Floraux des Cévennes, section Poésie Libre.
Nous recevons aussi les premiers exemplaires du livre Correspondance d’un Poète à un Fou, nous sommes fous d’exultations, d’impatience.
Rencontre le 31 décembre avec le sculpteur Gérard Voisin dans son atelier nantais.

2003 Année de mutation, de nouveautés, d’expériences artistiques.
Je reprends mes études d’anglais pour terminer et parfaire ma Licence : j’ai l’impression d’avoir été absent du monde des Hommes depuis deux ans et de sortir d’une longue torpeur, d’une certaine aphasie.
Début de l’année, nous commençons avec Max à nous immiscer dans les arcanes obscurs d’une vie artistique et participons à nos premières interviews radio et journalistiques. Ensuite, nous enchaînons avec le cérémonial de tout écrivain, les salons du livre.
Entre-temps, participation au concours de scénario pour court-métrage pour Les Lutins d’Or avec Entre Ombre et Lumière, coécrit avec Max Dorier.
Avril : voyage dans le nord de l’Italie (Milan, Côme, Vérone et Venise).
Décidément, les voyages ont ce charme d’envoyer des perceptions nouvelles et, à mon retour, je décide changer complètement l’histoire de ma « grande nouvelle » : ce sera mon premier roman, construit comme un film pour avoir des effets visuels très forts, très percutants.
Je m’oblige à écrire au moins 2 à 3 heures par jour (le soir surtout), que ce soit en semaine ou week-end. La musique fait partie de mon environnement pour écrire, elle influence mes écrits, mon humeur, mes univers. Mon travail d’écriture devient discipliné, structurel, découpé, avec une méthodologie personnelle : noter mes influences littéraires et cinématographiques liées à mon histoire, raconter le sujet du livre puis la théorie du livre, définir le genre et les axes centraux, lister une dizaine de nœuds dramatiques, esquisser les personnages principaux (physique, social, psychologique et leur idéal) et enfin, découper mes séquences en plusieurs sous-parties.
Je souhaite une écriture simple, directe, intime, mais dans laquelle le lecteur peut se reconnaître facilement ; lecture de Terre des hommes et Vol de nuit de St Exupéry.
Mai : mise en ligne du site Internet Le Poète et le Fou (qui n’existe plus depuis).
Pendant ce temps-là, les salons du livre sont une source incroyable d’émotions. Ils exultent chez moi l’envie d’aller vers les autres. Hélas — ou peut-être pas d’ailleurs — nous sommes considérés comme trop jeunes, ou en décalage avec notre époque. Le livre fait l’objet d’un OVNI dans la pléthore des livres présentés. Certains soulignent le fait que nous sommes en quête, dans une recherche personnelle, que nous sommes « spirituellement très évolués ». Très bien, mais cela n’a aucune répercussion ou presque sur l’état de nos ventes. Que recherchent les lecteurs, les gens en général ? Ils veulent s’évader, mais pas trop loin, quand même…
Je retourne donc à l’écriture de mon roman baptisé MAHEL où je garde comme un des personnages principaux celui du garçon de ma « nouvelle » avortée. Je m’interroge sur les diverses façons de s’évader, de connaître d’autres horizons comme la drogue notamment. Grande période de lecture : Cocteau dont Les enfants terribles et OpiumLe Festin Nu de W. Burroughs, les Illuminations de Rimbaud, Edgar Poe et ses Histoires Extraordinaires.
Octobre et novembre : parution de quelques poèmes dans des e-revues, notamment la Revue Improbable, Anice-fiction et Artistasalfaix.
28 octobre : création de l’association littéraire et humanitaire Les Alchimistes du Verbe, avec Max Dorier. Viendront vite nous rejoindre des auteurs divers tels que Malick Diarra, Michel Lecourt, Paul van Lerberghe dans cette nouvelle aventure. L’association est d’abord littéraire, car elle souhaite regrouper différents auteurs peu connus ou prou, publiés ou en passe de l’être en formant peu à peu un mouvement novateur, « Alchiverbisme ». Enfin, elle recèle une part humanitaire, car une partie des fonds des ventes effectuées par les livres est soumise à des organismes luttant contre l’illettrisme.
Je continue toujours le matin (environ 1 heure) et le soir (près de 2 heures) à bosser sur mon manuscrit de MAHEL : l’histoire me prend à la gorge, je vis le livre de l’intérieur, je m’approprie les personnages, leurs vies… Je deviens Dieu dans mon propre univers.

2004 Année de la construction, de l’affirmation.
J’ai décidé de poursuivre mes études d’anglais pour faire une maîtrise, car je souhaite intégrer le monde de la rédaction écrite dans les radios, magazines ou presse quotidienne.
Janvier : mise en ligne du site Internet de l’association Les Alchimistes du Verbe. L’association change de visage et devient une édition associative, qui peut désormais éditer des écrivains à compte d’auteur dans un premier temps ; l’originalité reste cependant que chaque auteur perçoit l’intégralité de ses ventes, l’association ne restant qu’un intermédiaire pour l’aider à se faire connaître.
Après ce qui me semble une éternité, je regroupe mes derniers textes — je commence enfin à trouver mon style, mon approche originale des mots — sous un recueil que je nomme… Les Palabres Pourpres : voilà donc un souhait qui se réalise à la lumière de la nouvelle année. N’ayant trouvé aucun éditeur pour publier mon recueil parce qu’il ne « rentre pas dans la ligne éditoriale énoncée », je décide de passer par l’édition associative pour le faire connaître, pour lui donner corps et vie.
Élaboration d’un fanzine qui tire son nom d’un extrait des Correspondances, l’Annuaire Scriboïque. Un fanzine bimestriel retraçant le parcours littéraire, philosophique, spirituel des Alchimistes. C’est aussi un endroit où la pensée et le mouvement « alchiverbiste » développent ses racines, et souhaitent toucher le plus grand nombre de personnes.
Mars : sortie du premier numéro.
Mes lectures depuis le début de l’année : Océan Mer de A. Baricco, un peu de Kerouac chez qui je trouve toujours une réelle fraîcheur, les Poésies de Paul Eluard.
Mai : je reçois le 3ème prix au concours de poésie (section Poésie Libre) de la Vallée de la Dordogne — prix Murat-Le-Quaire — organisé par l’association Henri Pourrat.
Juin : je deviens adhérent à l’ADELF (Association des Écrivains de Langue Française) et 3 nouveaux poèmes figurent dans l’e-revue Anice-Fiction et dans la revue Florilège.
Août : voyage en Italie, dans la région des « Cinque Terre » au sud de Gênes.
Lectures estivales : Le Procès de Kafka, Le Démon et mademoiselle Prym de Coelho et L’attrape-cœur de J.D Salinger.
À noter l’arrivée de l’auteur Lionel Daviet dans l’aventure livresque des Alchimistes.
Depuis la rentrée, certaines transformations s’opèrent, lentement, sûrement, comme une mue : l’ami Max Dorier s’expatrie de Nantes pour Marseille, ce qui me donne l’occasion unique de me frotter aux gens, au public, à mon public lors des salons du livre : je continue donc, seul, décidé, enthousiaste, à me découvrir au travers les yeux d’autrui, les attentions sont touchantes, émouvantes, passionnées même. Mon univers plaît, je séduis par mes mots. Octobre-novembre : parution de mon poème Illusion d’une Ronde dans la revue Poésie/première.
Puis, c’est le retour de David, l’autre comparse du groupe S.A.D. qui prend le visage d’un photographe naturaliste essentiellement : projet d’un « beau livre » (photos/textes) autour d’un thème coulant dans ma veine depuis toujours, la liberté. L’orientation photographique se fait à propos du sujet de la route.
Mes lectures automnales se déroulent ainsi : Le Vagabond américain en voie de disparition de Kerouac (décidément, on ne se refait pas !!), Alchimie & Mystique d’Alexander Roob où je puise des inspirations pour mon écriture, pour ma poésie qui se veut transformation, mutation. Un monde de changements, occulte, fascinant qui me plonge dans les arcanes de notre imagination, avec son lot de symboles.
Mon œil devient rotatif, un phare dans mon imaginaire.
Fin d’année marquée par deux salons du livre importants, Riantec (56) où je rencontre personnellement les écrivains Irène Frain et Denis Seznec. Et le salon de La Rochelle (17) où, avec le photographe David Léger, nous peaufinons notre collaboration photo/textes : le livre sur « la route » prend le titre Et si les Tortues avaient des Ailes…

2005 Le vrai tournant.
Janvier-février-mars : parution aux Éditions Les Alchimistes du Verbe de mon second recueil de poésies, intitulé Transversale. Un recueil où ma poésie commence à trouver sa propre voie, déclinant le sens, caché, furtif. Une aventure.
Je reçois début mars le 4ème prix au prix de poésie 2004 de la Société Académique de Nantes et Loire-Atlantique, section Poésie Libre.
En parallèle, je deviens aussi membre de l’A.E.B (Association des Écrivains Bretons) sous l’impulsion d’un nouvel alchimiste, Claude Rinval.
Avril : après le regain d’énergie suivant la « refonte » du fanzine, je « professionnalise » mon site et participe à celui des Alchimistes du Verbe.
En avant toute, maintenant !
J’en profite pour créer le forum de l’association, le Monde des Alchimistes. L’association s’est féminisée et accueille ainsi Lucie LR, Vinciane B. et Ana H.
Rencontre avec l’auteur Évelyne Thomer qui me soutient dans cette odyssée littéraire, et du peintre surréaliste Alvaro Mejias.
Mai-juillet : arrivée chez les Alchimistes de Loïse Esquivelle et de Martial Bourdais, prêtant tour à tour leur plume pour la rédaction du fanzine L’Annuaire Scriboïque.
En même temps, j’organise l’association afin qu’elle se transforme véritablement en maison d’édition. Les rouages s’offrent à moi et je pénètre silencieusement les arcanes d’un milieu confiné.
Arrivée luxembourgeoise au sein des Alchimistes : Laurent Fels (auteur & éditeur).
Je suis toujours plongé dans diverses activités : développement de la maison d’édition, fignolage de mon roman MAHEL et écriture du recueil de poésie pour début de l’année prochaine… Courage, je vais en voir le bout !
Fin septembre : voyage en Grèce, principalement l’île d’Eubée.
Octobre : publication de mon premier roman intitulé MAHEL aux Éditions Les Alchimistes du Verbe. Ça y est ! Après toutes ces années, après ces hauts et bas, après un fignolage minutieux (de la correction de l’ouvrage grâce à une correctrice pointilleuse à la fabrication totale du livre), mon roman voit le jour. Le démarrage est encourageant (même mon médecin le commande !), YES ! Son bleu-nuit scintillant, ce regard qui ne vous quitte pas, j’avoue… je suis fier de cet ouvrage.
En parallèle, j’affine mon statut, ainsi que celui des Alchimistes du Verbe.
Novembre : le forum des Alchimistes du Verbe meurt prématurément. Passe alors une nouvelle étape qui va voir son envol à compter de janvier 2006. Tout reste à faire et pourtant… Dans le même temps, rencontre et amitié littéraire avec l’écrivaine Anne-Sara.
Lectures de ces derniers mois : La Modification de Michel Butor, Le Jeu des Perles de Verre de Hermann Hesse.

2006 Le décollage (enfin, espérons pour de bon !).
1er janvier : quelques changements notables dans mon activité artistique.
En effet, d’un côté, je suis devenu indépendant. Me voilà donc inscrit au Registre du Commerce et des Sociétés avec un N° INSEE, un N° SIRET, etc., la totale !
Et, d’un autre côté, l’association a perdu son appellation pour se nommer désormais l’association Les Mots d’Enkidu (en référence au compagnon du personnage de l’Épopée de Gilgamesh). Le magazine l’Annuaire Scriboïque demeure toujours.
Février : l’aventure littéraire se poursuit… Pas à pas, les Alchimistes du Verbe gagnent en vigueur, en force, en expérience et déjà quelques auteurs se profilent pour une future et proche publication.
En même temps, voici la sortie de mon 3ème recueil de poésie intitulé L’empreinte du jour. Un livre qui casse les canons de la poésie, où je brise la forme, le rythme.
Un grand merci également à l’illustratrice de ce livre, la peintre Sylvie Pothier. Elle devient aussi membre de l’association Les Mots d’Enkidu, ainsi que la peintre & sculptrice Marina Valto, arrivée pleine de glaise et d’huile.
Enfin, je reçois le 5ème prix de poésie au concours de la Société Académique de Nantes et Loire-Atlantique, section Poésie libre.
Lecture du moment : le tome 6 d’Harry Potter (eh oui, le suspens est tellement bien ficelé que je me suis pris au jeu…).
Mai : arrivée de Quentin Cabrera dans l’asso Les Mots d’Enkidu, du sang neuf.
L’époque se fait professionnelle, jusqu’au bout des ongles : je suis investi et dans l’écriture personnelle et dans la gestion de la maison d’édition. Qui viendra m’arrêter ?
Lectures quelque peu printanières avec le « phénomène » Dan Brown et son Da Vinci Code et puis Anges & Démons
Août : Voyage en Tunisie, près d’Hammamet.
L’écriture du second roman a largement pris son envol, je tisse le filet du dénouement. Plus je m’approprie l’écriture, plus elle fait partie de moi. Elle est une source, elle est une force, elle est mon idéale.
Dernières lectures en tête : Chroniques martiennes de Ray Bradbury, L’écume des jours de B. Vian et Dans l’intimité d’une lutte de Martial Bourdais (trois petits récits écorchés et à vif). Octobre : après huit ou neuf mois de gestation (étrange non !), voici la parution du second roman L’enfant du Soleil.
Merci à Lucie, à Damien et à André pour leurs contributions à la confection de cet ouvrage.
Et comme il doit avoir un équilibre en toute chose, quand quelque chose de bien vous arrive, la balance doit se rétablir, coûte que coûte : c’est pourquoi, à une semaine avant son troisième anniversaire, l’association Les Mots d’Enkidu dont j’étais un des rédacteurs et le directeur de publication a vu sa fin sonner brutalement.
L’activité associative me prenait beaucoup d’énergie et de temps et m’offrait une tension croissante chaque mois.
Maintenant, « fixons nos esprits » comme dirait Miyagi dans le film « The Karate Kid », enfin le mien : je vais pouvoir me concentrer sur mon activité d’écrivain.

2007 Un missile ? Une fusée ? Non, c’est l’envol vers une confirmation.
Janvier : après avoir été nommé lauréat au concours de poésie 2006 « Entrepoésies » de l’association An Amzer Poésies, pour le poème « Réminiscence ».
Après un petit mois de pause d’écriture depuis la sortie du roman L’enfant du Soleil, mes doigts commencent à me démanger et c’est avec un nouvel appétit que je me remetss à la rédaction d’un nouveau recueil de poésie, un opus différent des autres (comment faire autrement ?) tant dans sa forme (j’arrive maintenant à exploser les barrières de la rime, des formes traditionnelles, les mots coulent langoureusement entre les méandres de mon esprit farfelu), mais aussi dans le fond puisque je m’attaque à un genre pas évident pour la poésie, celui du fantastique.
Évidemment, mes maîtres à penser ont toqué à ma porte, je veux parler de Dante (et de sa Divine Comédie) et de Lautréamont. Une confirmation disais-je en introduction…
Mon cœur s’affermit et se dilate, mon inspiration s’étoffe, mes amitiés deviennent uniques, sensationnelles, artistiques (je pense à l’écrivain André Lécossois notamment, mais oserais-je oublier l’artiste vosgienne Alexandra Gerber, l’écrivaine Solveig Le Coze, la peintre et auteure Annick Boennec, le couple MM Clodic sans qui la tendresse ne serait qu’un vain mot, il y a aussi Alis Thèbe qui vogue entre peinture et poésie, etc.)…
Dernières lectures : Visions de pèlerinage de Dominique Aucher, La Cinquième Montagne de Paulo Coelho et Ananda d’Annick Boënnec.
Février : dans ma course effrénée pour poursuivre l’œuvre d’un Jean Cocteau (faut savoir se donner des ambitions & quelques illusions ! Tout de même !), voici que naît aux éd. Les Alchimistes du Verbe mon 4e opus de poésie intitulé Les sortilèges de Mercure.
Mon écriture se fait plus fluide, le propos est plus personnel, je m’adresse au lecteur (ou à la lectrice bien évidemment) en lui proposant un voyage au cœur de ses peurs, de ses péchés, de ses vices.
Comme l’inscription au fronton d’un temple dédié à Apollon — Delphes (Grèce) — le stipule : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux », je continue ma quête de la connaissance de l’homme en sondant ses travers, ses faces obscures. Oh, je n’ai pas la prétention d’égaler les dieux ou de les connaître, mais ma recherche persiste !
Mars : depuis mon inscription sur le site de MySpace (qui s’en souvient aujourd’hui ?), mes écrits sont davantage lus, commentés alors je tenais à remercier celles & ceux qui viennent visiter cette page, qui entrent dan mon univers, qui se laissent pénétrer d’un rêve d’ailleurs. Mai-Juin : grande étape dans ma vie personnelle puisque je suis parti effectuer le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Un besoin de me mettre en danger, une envie qui persistait depuis des années, la volonté de se confronter à l’inconnu, de voir de quoi je suis capable, deviner mes limites… « C’est le voyage qui fait le voyageur, et non la destination », paraît-il… J’avoue que j’ai appris, pas à pas, dans ma chair comme dans le reste de mon corps, ce que cela signifiait : j’avais des questions, des doutes, des colères, du chagrin à évacuer et je peux vous dire que je suis allé jusqu’au bout de mes émotions, pratiquant le « laisser-aller » total, faisant un pas de côté pour m’observer, voir mes réactions.
Le résultat (à l’heure actuelle de ces mots) est unique : je suis revenu avec quelques certitudes, de nouvelles orientations pour ma vie personnelle et professionnelle, une rage d’écrire… Tout revient lentement, mais inexorablement, tout revient ! De belles choses sont à prévoir pour les prochains mois !
Lectures pour m’évader encore un peu plus : Journal de bord et autres écrits de Christophe Colomb et L’herbe du diable et la petite fumée de Castenada.
Début décembre : peu de choses nouvelles en surface sauf qu’à la suite de mon voyage, j’ai quitté la ville, ma belle ville de Nantes (pour longtemps ? Pour toujours ?) et suis parti dans le nord de la Loire-Atlantique, au « Pays des Trois Rivières » comme on l’appelle, un endroit calme, non pollué, en hauteur et surtout cerné par des arbres, une grande forêt comme j’aime.
Je continue quelques salons du livre, je rencontre quelques visiteurs de MySpace lors de ceux-ci (je vous remercie au passage de votre soutien !).
Côté écriture, je finalise mon recueil de poésie où je compile, où j’expose mes sentiments à propos de mon voyage sur la Voie Lactée que représente St-Jacques de Compostelle.
Bientôt un nouveau roman va naître…

2008 Un nouveau système se met en route.
Janvier : l’écriture du dernier recueil de poésie étant dans sa dernière ligne droite, mon esprit est d’ores et déjà accaparé par un autre projet, celui de mon prochain roman. L’excitation est de nouveau là, l’effervescence de créer une histoire, d’inventer des personnages, de ficeler une intrigue, d’emmener le lecteur hors des sentiers battus, oui, je ressens à nouveau l’envie… et là, il serait fort à parier que la tendance s’oriente vers le genre fantastique, façon XIXe siècle, non le fantastique comme on l’appelle de nos jours avec des livres comme Eragon ou Harry Potter…
Dernières lectures hivernales : Le Terrier du Dragon de Donatien Moisdon et aussi quelques nouvelles comme La Cafetière de Théophile Gautier, Le veston ensorcelé de Dino Buzatti et La Vénus d’Ille de Mérimée.
Mars : publication de mon 5e recueil de poésie intitulé Au hasard du Chemin. L’accueil est de suite très enthousiaste, les lecteurs sont très intéressés de connaître mon épreuve vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Quand je lis les réactions, quand je rencontre ces lecteurs au cours de salons du livre, il me vient une certaine nostalgie, mais aussi une envie de communiquer, de partager tous ces moments… à l’heure actuelle, je tiens d’ores et déjà à les remercier et à m’aider à faire connaître cet ouvrage.
Avril : l’écriture du nouveau roman est en marche, l’investissement est entier, ce livre m’obsède déjà. Son ambiance est particulière, je ne sais plus par moments si de l’auteur ou du narrateur ou du héros (ou des trois à la fois) est embarqué dans cette histoire !
Dernier livre lu : Le monde extraordinaire des Druides de Run Futthark, une descente dans cet univers qui me tend de plus en plus les bras…
Mai-juin : l’écriture m’envahit, elle s’immisce partout, j’y pense tout le temps, j’en veux davantage.
D’un côté, il y a ce projet de roman fantastique écrit en solo et d’un autre, il y a le projet avec l’écrivain de Fantasy et de celtitude Andrew Scot, un livre à 4 mains, une satire du monde des Vampires. Il y a de l’humour, de l’horreur, du fantastique, du gore, de l’ésotérisme, notre héros passe par tous les états…
Jusqu’où les héros de livre peuvent-ils nous emmener ? M’emmener ?
Derniers livres : Nous, les Dieux de Bernard Werber et Le Horla de Maupassant.
Novembre : depuis l’été et jusque-là, l’écriture a envahi mon espace et deux gros projets commencent à voir le jour.
Le roman satirique Vampire malgré lui est enfin né ; un ouvrage différent de mes habitudes où l’humour côtoie l’horreur. Dès les premiers moments, je reçois de vifs encouragements, j’attends de voir voleter dans les airs mon vampire loser.
Enfin, mon autre projet arrive à terme bientôt, tout du moins pour l’écriture : mon roman fantastique façon Kafka ou Poe va voir le jour lui aussi… assurément mon livre le plus abouti. Aussi, voilà à peu près un an que je suis sur Facebook et je voulais ici même remercier les personnes qui ont bien voulu s’intéresser à mon travail notamment : ce réseau social apporte beaucoup !
Dernière lecture : Le Grand Secret de Barjavel.

2009 Affirmation sinon rien ?
Janvier : Après le micmac du livre Vampire malgré lui… et tout ce que cela a entraîné, je décide en guise de nouvelles résolutions de me concentrer davantage sur moi et mes écrits, de beaucoup moins m’occuper des « on-dit », d’écrire, d’écrire encore et encore, de participer à des articles de magazines, de me montrer au public.
Pour cette raison et pour partager cette expérience de l’écriture, j’ai donc créé un blog appelé Neil’s blog, un espace singulier.
À côté de cela, j’arrive à la fin de l’écriture de mon super-roman-dont-je-suis-trop-fier ! Encore quelques lignes, encore quelques attentes !
Mars : le roman étant terminé, c’est la phase d’envoi vers les éditeurs qui a débuté et avec elle, la phase de stress !
Entre-temps, je partage aussi mon temps à faire quelques interventions en milieu scolaire, notamment auprès de collégiens avides de réponses quant aux questions existentielles : qu’est-ce qu’un écrivain ? Un poète ? Et comment fait-il pour vivre ? Etc. La relation avec eux s’établit généralement simplement et très bien, j’en suis réjoui. C’est un côté du métier d’auteur qui m’est agréable, aller à la rencontre de l’Autre.
Juin : alors que mon roman fantastique est en attente chez un « grand » éditeur, me voici attelé à deux autres projets : un recueil de poésie ayant pour thème « L’enfant » et la suite du roman MAHEL.
Lectures dernières : Le Pendule de Foucault d’Umberto Eco et Le Génie et la Folie de Philippe Brenot.
Décembre : publication de mon 10e livre intitulé Visages éphémères aux éditions Les Alchimistes du Verbe : un nouveau recueil de poésie lié à l’enfance, les premiers échos sont encourageants, j’avance, je creuse.
Dans le même laps de temps, mon bouquin fantastique est toujours en attente chez un éditeur, je me donne encore quelques mois, peut-être le fameux 25 février 2010, date où j’ai envoyé le premier manuscrit.
La vie d’un auteur est faite de hauts et de bas, d’adrénaline et de vertiges.

2010 Toujours en écriture, quelques salons du livre, mais quelque chose (encore) est en train de changer. Comment l’expliquer ?
En même temps, voilà bien des mois que j’essaie d’accrocher mon roman fantastique chez un « grand » éditeur, mais cela n’est pas simple, les arcanes ne sont pas évidents à décrypter. Je cherche, je fouille, j’essaie de me faire connaître, tout du moins entendre.
Une période pas évidente, une autre où le doute m’assaille, les questions se multiplient.
Je devrais peut-être faire une pause ? Ou tout arrêter même ?
En octobre, après des mois à écrire un autre roman dans cette veine fantastique et de surcroît « diabolique » et après avoir fait partagé mon travail avec mes lecteurs sur Facebook (plus de 1000 personnes !) et Twitter, j’ai organisé un concours/sondage sur le Neil’s blog afin que ces derniers décident du choix de la couverture dudit livre. Ils l’ont fait, ils ont participé et avec entrain et voici qu’est paru mon 11e ouvrage, Les estranges aventures de Léonard de Plancy, toujours aux éd. Les Alchimistes du Verbe.

2011 L’entre-deux
Cela peut sembler complètement fou, mais je suis encore et toujours à chercher à dénicher cet éditeur qui publiera mon roman fantastique qui s’intitule Alter Ego. Presque deux ans après son écriture, je veux et je trouverai ce fichu sésame !
Entre-temps, d’autres modifications s’opèrent, je dois changer mon regard, changer mon quotidien, (me) renouveler, je le sens. Question écriture ? Il y a quelque chose de bloqué… mais cela est momentané. Comment faire autrement ?
Il y a eu aussi l’expérience MMC Books au printemps et cet échec, ce constat navrant, cette impossibilité à trouver un éditeur pour mon roman fantastique, Alter Ego.
Beaucoup de lectures, des commentaires, des critiques… alors je poursuis encore et toujours…
Durant l’été, j’ai de nouveau déménagé alors j’ose espérer que tout cela annonce un nouveau virage, une nouvelle énergie et une nouvelle force pour écrire.
Toujours ce blocage, mais qui se casse lentement, la brèche s’agrandit.
Le boulot d’écrivain n’est pas si évident pour moi. Il demande du travail, une certaine disposition d’esprit, car une partie de ce que j’écris provient de moi, de mes réflexions, de mes turpitudes, de mes observations, etc.
Entre-temps, les réseaux sociaux se font la part belle. J’en profite aussi — histoire de me donner un bon coup de pied aux fesses — de renouveler l’expérience avec les lecteurs, à savoir demander leur avis sur le thème de mon prochain recueil de poésie.
Ce sera mon 11e livre de poésie.

2012 Une autre mue
Depuis quelques mois, mon écriture est en jachère, c’en est presque désolant.
Et pourtant, un tas d’idées fusent dans mon esprit, mais la disponibilité n’est pas là, disponibilité physique et disponibilité mentale et créatrice. Il y a des périodes comme cela, dirait-on… je ne pensais qu’une telle période pouvait se présenter à moi, cette période de doutes, d’interrogations, de remise en question. Et de surcroît, qu’elle dure aussi longtemps. Est-ce que tous les auteurs traversent cela ? Jusqu’où porter le livre et l’écriture ? Faut-il vraiment être reconnu ? ou connu ?
Cependant, je continue et mon écriture se diversifie, j’essaie différents styles, différents genres : l’écriture pour le Neil’s blog m’oblige à dire des choses d’une certaine manière.
Je suis également devenu un rédacteur Web (idéal pour nourrir ma curiosité intellectuelle) depuis janvier et cette écriture me force à explorer une autre façon d’appréhender les mots parce qu’il faut savoir être juste, précis, concis, ne pas raconter une histoire et pourtant inciter les gens à vous lire.
Quant aux livres eux-mêmes, cela revient : avril/mai, mes fichiers Word commencent à se classer, me carnets se remplissent d’idées.
Pour mon roman Alter Ego, je crois, j’ose, j’écris à d’autres maisons d’édition, j’attends, je surveille, je lance des appels.
Forcément, 2012 sera l’année d’un renouveau littéraire pour ma part, mais lequel ? Je suis un peu dans l’expectative, je m’observe tout en écrivant… pas évident !

2013… L’année fut principalement consacrée à mon autre métier, celui de rédacteur Web.
Il a fallu mettre en place des techniques, une méthode, prendre un autre rythme.
Désormais, j’écris en moyenne 3000 mots/jour dans des styles différents que celui du roman et poésie.
D’ailleurs, à ce propos, rien. Il ne se passe rien.
Il y a quand même mes premiers romans MAHEL et L’enfant du Soleil qui revoient le jour en version poche. Ouf !

2014 Janvier : le mois fut consacré au vote de la couverture du roman ALTER EGO, car oui, le roman va enfin sortir !
Février : je reviens aux sources en retrouvant une page profil sur Facebook, histoire de pouvoir être en relation avec mes potos.
Sur Twitter (et notamment grâce aux découvertes sur about.me), le nombre de #twitpotos augmente aussi. La communauté s’agrandit…
Mai : parution du roman fantastique ALTER EGO. J’y croyais plus, mais le voici.
Juin-juillet/août : entre les lectures du dernier Dan Brown et de deux Henri Vincenot, mon activité de rédacteur Web me demande pas mal d’investissement, mais on le sait tous, on n’a rien sans rien, n’est-ce pas ?
Va falloir que j’élargisse mes journées, 24 heures c’est loin d’être assez pour tout ce que j’ai à faire !

2015 —  2018 En termes de publication, le rythme s’est considérablement ralenti.
Même si j’écris par-ci par-là, même si je continue à remplir mes carnets, créer des fichiers Word pour des idées de livres, le temps me manque cruellement. Je suis dans cette phase de ma vie où je construis, où je mets en place une certaine stabilité et cela passe par la pérennisation de mon activité (et mon statut) en tant que rédacteur Web freelance.
Mais avec les diverses interventions scolaires que je fais et aussi grâce au soutien de quelques amis et internautes, l’envie de réécrire revient.
Il est fort à parier que la suite de MAHEL va bientôt se faire.
Sinon, Les estranges aventures de Léonard de Plancy devrait sortir en poche d’ici fin 2018… normalement.
Une des nouveautés est que je suis inscrit depuis fin 2016 sur Instagram.
Pour mes lectures, un livre en entraîne toujours un autre : Bernard Werber, Christian Jacq, Robert Ludlum, Kerouac, Coelho, Borges, Orwell, Henri Loevenbruck…
Niveau voyages, je suis parti en Espagne (Catalogne) à l’été 2017 et à Rome (fin oct. 2017).
Été 2018 : roadtrip de 3 semaines aux USA ( 5 villes : NYC – Boston – Los Angeles – Las Vegas – San Francisco). Je savais, avant le départ, que ce voyage aurait des effets sur moi, qu’il y aurait un avant et un après ce roadtrip. Et je ne me suis pas trompé, d’ailleurs, les effets sont loin d’être terminés. Toujours est-il qu’à l’instar de mon périple vers Compostelle d’où est né Au hasard du Chemin, ce voyage aux USA va aussi voir le jour sous la forme poétique. C’est décidé, il n’y a plus qu’à, comme qui dirait. J’espère qu’il y aura des lecteurs avides de fouler le sol américain avec moi…
Et pour le roman ? Eh bien…. disons que les choses sont en bonne voie, je reviendrai vite vous en dire quelques mots.


Quelques clins d’œil :
. François
. Patricia
. Mo-Ca

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